Paul dictait…

PaulPaul dictait ses lettres. Parmi ses secrétaires, figurent notamment les noms de Sylvain, Tertius, Timothée et Sosthène. À la fin de ses lettres, Paul ajoutait parfois sa signature. « Voyez ces grosses lettres, je vous écris de ma propre mains! » (Galates 6,11). « La salutation est de ma main, à moi Paul » (1 Co 16,21).

Comment écrivait-on une lettre au Ier siècle? On prenait sous dictée en se servant de tablettes de bois recouvertes de cire. Le stylet pointu incisait les lettres sans être freiné. Ensuite le secrétaire retranscrivait le texte en graphie normale, sur papyrus ou parchemin. Le papyrus, provenant d'une plante, coûtait beaucoup moins cher que le parchemin fabriqué à partir de la peau d'un animal.

Si un message aussi bref que le billet à Philémon peut être dicté d'un seul jet, il n'en va pas de même des longues épîtres. Il faut donc penser que l'apôtre s'y prenait à plusieurs fois, dictant une séquence après l'autre. On peut supposer qu'il composait des blocs de 3 ou 4 chapitres, avec une intervalle plus ou moins longue entre chaque dictée. Cette manière de faire explique certaines transitions parfois abruptes.

Gérard Blais

 
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